Une bactérie exploite l'immunité des plantes pour les transformer
PARIS (AFP) - Une bactérie responsable de tumeurs chez les plantes "détourne" leur système de défense pour pénétrer leur génome, ont découvert des généticiens qui espèrent s'inspirer de cette découverte pour protéger les végétaux, révèle vendredi la revue américaine Science.
La bactérie Agrobacterium tumefaciens exploite les mécanismes de défense des plantes contre les pathogènes pour injecter un fragment d'ADN dans le génome de la plante, une stratégie digne de celle du cheval de Troie, soulignent les chercheurs.
Les gènes bactériens transférés stimulent la division cellulaire chez la plante et provoquent ainsi la formation de tumeurs. Les cellules tumorales modifiées produisent des acides aminés (constituants des protéines) modifiés, grâce auxquels la bactérie peut se multiplier dans la tumeur.
Cette découverte a été faite au Génopôle d'Evry, près de Paris, à partir de travaux d'un généticien autrichien, Heribert Hirt (université de Vienne), actuellement directeur de recherche à Evry.
Pour les chercheurs de l'unité Génomique végétale (INRA/CNRS/Université d'Evry Val-d'Essonne), cette découverte permet de concevoir des stratégies de protection des plantes contre Agrobacterium tout en servant à améliorer les méthodes de transformation des plantes utilisées pour la recherche.
4 commentaires
Une bactérie exploite l'immunité des plantes pour les transforme
Je ne suis pas certaine que cela soit "nouveau" car je suis entrain de lire un article de 2005 sur l'utilisation d'Agrobacterium comme outil de transformation (Agribacterium-mediated genetic transformation of plants : biology and biotechnology Curr. Op. in Biotech. 17:147-154) et les premiers expériences datent des années 90!
Je ne suis pas certaine que cela soit "nouveau"
Il faut alors faire un réclamation à science !!!
Ces résultats ont été publiés en ligne dans SCIENCE le 19 octobre 2007.
Précision
C'est le mécanisme de transformation de la cellule végétale par A. tumefaciens qui a été précisé, le phénomène en lui-même était effectivement connu et utilisé depuis une vingtaine d'années. Plus d'infos sur le site du CNRS (dommage que le lien vers cette dépêche n'ait pas été repris ici).
Précision
Merci pour ces précisions.
Benjamin