Les oiseaux de Chernobyl

Timothy Mousseau de l’université de Caroline du Sud et son collègue Aders Møller, de l’université de Pierre et Marie Curie à Paris ont compté plus 1500 oiseaux provenant de 57 espèces dans les forets aux alentours du réacteur de Tchernobyl. Ils ont conclu que par rapport aux autres régions (sensés êtres non contaminées par la radioactivité) les oiseaux présents vers le réacteur sont de couleurs plus ternes. Il semble aussi que les oiseaux migrateurs et ceux pondant des gros œufs soient moins présents.
Les plumes de couleurs vives, des longs trajets et des gros oeufs demandent une quantité importante d’antioxydants. Cependant, les antioxydants sont aussi nécessaires pour combattre les radicaux libres (petites molécules très toxiques produites lors d’une exposition à des radiations, ou lors d’une activité métabolique intense et qui endommage l’ADN).
Les auteurs de ce travail proposent alors que les oiseaux de couleurs vives, n’auraient pas assez d’antioxydant pour combattre les radiations, ce qui expliquerait leur absence dans ces zones.
Photo : Tim Mousseau
Source : Nature news