Le génome de la vigne n’a plus de secret
Et de quatre !!!, après l’arabette (Arabidopsis thaliana), le riz (Oryza sativa) et le peuplier (Melampsora larici-populina Populus trichocarpa) c’est au tour de la vigne (Vitis vinifera) d’avoir son génome séquencé.
Cette avancée est le fruit d’un projet franco-italien avec la collaboration de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Génoscope, le laboratoire national de séquençage, initié en 2005 sous le nom de code « International Grape Genome Program ».
Le but de ce travail est de mieux connaitre la résistance de la vigne face aux pathogènes, la maturation des fruits, la résistance à la sécheresse et les qualités aromatiques afin d’appliquer des pratiques agricoles mieux adaptées. En effet, la vigne est l’une des espèces les plus traitée par les pesticides en Europe et ce projet permettra « d’améliorer la variété » afin de réduire l’utilisation de ces produits.
Les résultats publiés dans Nature montrent que la vigne possède des familles de gènes impliqués dans la synthèse des arômes en quantité plus importante que les autres espèces déjà séquencées. Notamment les gènes contrôlant la production des tannins, des terpènes et des resvératrol (responsables de ce fameux french paradoxe : un petit verre de vin rouge par jour est bon pour la santé).
Source : Nature
Photo : rdesai/wikipédia
1 commentaire
Correction
Merci à Annie pour m'avoir signalé cette erreur. En effet, Melampsora larici-populina n'est pas le peuplier mais le parasite du peuplier. Le nom correcte du peuplier est Populus trichocarpa.