Des bactéries à la rescousse du cancer

Comme vous le savez, le traitement d’un cancer par chimiothérapie provoque de nombreux effets secondaires (perte des cheveux, nausées). La raison est que le composé chimique attaque à la fois les cellules cancéreuses, mais aussi les cellules saines. Un des buts majeurs de la recherche en cancérologie consiste à rendre les composés chimiques plus spécifiques des cellules cancéreuses.

Des chercheurs Australiens viennent de publier un article dans ce sens. Ils ont créé des « nano-cellules » à partir de bactéries inertes (qui ne se répliquent plus) qui ciblent de manière précise les cellules cancéreuses et déchargent dans ces cellules le composé toxique.

Ils sont arrivés à produire des mini-cellules (sans chromosome, donc non vivantes) de 400nm qui possèdent des agents chimiothérapeutiques (voir des siRNA). Ces molécules peuvent être de nature variable en terme de charge, d’hydrophobicité et de solubilité. Le ciblage se fait par des anticorps spécifiques contre les récepteurs membranaires des cellules cancéreuses, ce qui abouti à une endocytose, une dégradation intracellulaire et un relargage du composé chimique.

Des tests ont été réalisés avec succès pour traiter des tumeurs chez la souris (en xénogreffe) ou des cas de lymphome chez le chien sans le moindre effet secondaire.
Cette technique serait efficace pour les cancers du sein, de l’ovaire, du colon et du poumon. Des tests sur l’homme arriveront d’ici peu.
D’un point de vue économique, ces cellules seraient facile à produire et à faible coût.

Ce travail a été publié dans : "Bacterially Derived 400 nm Particles for Encapsulation and Cancer Cell Targeting of Chemotherapeutics" (Volume 11, Issue 5, Pages 431-445, May 2007)

Source : PubMed

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