Combattre le cancer, permettrait de combattre le vieillissement
Un des gènes qui protége contre l’apparition de cellules cancéreuses pourrait aussi retarder le vieillissement. Ainsi les avancées contre le cancer pourraient aussi avoir un effet sur la longévité.
L’équipe de Serrano, du Centre National Espagnol de Recherche sur le Cancer à Madrid, publie dans le journal Nature de cette semaine, que des drogues qui pourraient augmenter l’activité de la protéine suppresseur de tumeur p53, pourraient aussi être utilisés à des fins anti-vieillissement.
p53 fait parti des gènes les plus étudiés au monde. Plusieurs milliers d’articles y font référence. Lorsqu’une cellule subit des stress (UV, composés chimiques, irradiations, mutations) la cellule a des risques de devenir cancéreuse. La protéine p53 se comporte comme une sentinelle et « perçoit » ces stress. Si ces stress sont trop intenses, p53 va enclencher un programme de suicide de la cellule (appelé aussi apoptose). p53 permet donc de maintenir l’intégrité d’un organisme en le débarrassant des cellules dangereuses (cancéreuses). Le gène p53 est muté dans près de 50% des cancers chez l’homme, participant de ce fait grandement au phénotype cancéreux.
Les auteurs de ce travail ont créé une souris capable de surexprimer la protéine p53. Comme on pouvait s’attendre, l’apparition de tumeurs chez ces souris est diminuée. Mais lorsqu’ils se sont intéressés aux souris sans cancer, ils ont remarqué que celles-ci vivaient 25% plus longtemps que les souris normales.
Il semblerait que l’effet aurait lieu au niveau des stress oxydatifs (voir article sur les oiseaux de Chernobyl).
Nous aurons peut-être dans quelques années un médicament qui nous permettra de combattre le cancer, tout en vivant plus longtemps.
Source : Nature