Le projet européen SmartCell utilise les cellules végétales comme usine pharmaceutiques

(CORDIS) - SmartCell, un projet financé par l'UE, a obtenu un financement de 6 millions d'euros en vue de développer des instruments pouvant synthétiser des produits pharmaceutiques très utiles à base de cellules végétales. Le projet est mené par un consortium de 14 instituts de recherche européens, 3 petites et moyennes entreprises et 2 grandes entreprises industrielles. Il dispose d'un budget de 8,5 millions d'euros pour les quatre années à venir.

En 2004, on estimait qu'un quart de tous les produits pharmaceutiques prescrits dans les pays développés contenaient des composés dérivés de plantes. Parmi les composés dérivés de plantes utilisés en médecine, on compte la morphine, la codéine, la quinine et les stéroïdes de la digitoxine. Jusqu'à présent, il n'a pas été possible de produire des substituts synthétiques efficaces et spécifiques du point de vue pharmacologique.

Les végétaux produisent une large variété de «métabolites secondaires», des composés permettant à la plante de s'adapter à son environnement. Ces métabolites secondaires, comme la résine, sont produits en petites quantités sur de très longues périodes; dans le cas des arbres, par exemple, le processus peut prendre plusieurs années. Ils sont souvent considérés comme des déchets résultant du métabolisme végétal; toutefois, ils sont de grande valeur dans le domaine pharmaceutique.

La plupart des métabolites secondaires, également appelés phytopharmaceutiques, sont actuellement isolés des plantes car leur synthèse chimique est extrêmement onéreuse et compliquée. Cependant, la biosynthèse est un processus complexe et bien peu compris, et les rendements sont très faibles. En outre, de nombreuses plantes qui produisent ces composés précieux sont difficiles à cultiver ou subissent une récolte excessive.

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