La revue Science vient au secours des chercheurs français
(liberation) - Aujourd'hui, l’hebdomadaire Science, l’une des revues scientifiques les plus cotées de la planète vient, involontairement peut-être, au secours des chercheurs français. Non pas en publiant une de leurs découvertes, cela arrive assez souvent, mais en raison de son éditorial signé par Kai Simons, président de l’European Life Scientist Organization.
Intitulé «le mauvais usage du facteur d’impact», il s’élève en termes très vigoureux contre l’abus du chiffre dans l’évaluation des chercheurs et de leurs travaux. En particulier de ce fameux «facteur d’impact» des revues - le nombre moyen de citations obtenus par les articles qui y sont publiés, transformé en outil de classement des dites revues - comme une mesure de la performance d’une recherche qui y est publiée… et donc d’un chercheur.
Or, souligne Simons, ce fameux facteur d’impact souffre de quantités de distorsions, notamment parce qu’il est devenu un objectif majeur pour les revues comme pour les chercheurs. Comment booster votre I-F (impact factor) ? Il suffit, par exemple, de publier des articles de «review», c’est à dire faisant état des avancées dans un domaine de recherche et ne comportant pas de résultats nouveaux. Par facilité, ces articles sont plus souvent cités que d’autres.
Lire la suite de l'article sur liberation
Actualité biotech dans la même catégorie
- La revue Science vient au secours des chercheurs français
- Science Hebdo et Questions Science
- Les écueils à éviter pour bien piloter la recherche publique
- Pas de suppressions d'emplois dans la recherche en 2010 et 2011
- Lancement d'un Institut de génomique du diabète à Lille
- Des salaires plus élevés contribuent à attirer les chercheurs de haut niveau
- Latombe : « les universités innovantes doivent attirer des chercheurs de haut niveau »
- Pécresse rétablit 130 postes de chercheurs pour 2009